Tout comprendre sur le RBF CAFCA
Pourquoi créer un modèle de financement innovant ?
Parce que le modèle financier en equity fragilise autant les entreprises que les business angels.
1 - Le dilemme de l'entrepreneur en croissance.
Pour les startups et les PME en croissance, l'accès au financement est compliqué en France.
- La dette bancaire et les avances remboursables imposent un rythme de remboursement déconnecté des incertitudes et de la durée d'ouverture de nouveaux marchés.
- Le capital-risque entraîne un jeu de pouvoir non aligné entre la vision d'un engagement entrepreneurial à long terme du dirigeant, et la contrainte de réalisation des plus-values à moyen terme du financier.
Entre ces deux options, beaucoup de PME à fort potentiel de croissance manquent de moyens financiers adaptés, et limitent leur ambition à leur croissance organique, sans réelle capacité d'accélération.
2 - Le dilemme du business angel.
Pour les investisseurs, qu'ils soient VC's, business angel, entrepreneurs, ou family offices, l'investissement en equity est également un choix pouvant fragiliser leur portefeuille d'investissement. La montée au capital d'une PME s'accompagne d'une dure réalité : ces entreprises ne verseront pas de dividendes. Ce type d'investissement ne génère pas de flux financier régulier durant la vie du placement. La seule source de gain, c'est la plus-value.
Pour obtenir une plus-value sur un investissement, il ne faut pas seulement que l'entrepreneur réussisse à faire grandir son entreprise. Il faut aussi pouvoir en sortir.
L'illiquidité du capital risque au moment de l'exit est le vrai frein à l'investissement en private equity.
3 - Le RBF, une logique contractuelle de partage des gains.
CAFCA-Finance propose une autre logique : financer une étape de croissance stratégique avec un apport en fonds propres sans dilution du dirigeant, ni création de dette fixe. Un principe de retour sur investissement par versements progressifs alignés sur la croissance du chiffre d'affaires : les RBF, ou contrat de royalties sur chiffre d'affaires.
Pas de prise de pouvoir.
Pas d'attente d'un acquéreur providentiel pour déclencher l'exit.
Un simple principe de partage de la réussite au fil de la croissance du chiffre d'affaires.
4 - Une gestion du risque très différente.
La raison pour laquelle les investisseurs, qu'ils soient business angels individuels ou venture capitalists, demandent à recevoir des parts du capital social d'une entreprise en échange de fonds propres, est qu'ils veulent pouvoir gérer le risque d'illiquidité en ayant un pouvoir sur la trajectoire stratégique de l'entreprise. Notamment, ils veulent la possibilité de forcer l'entrepreneur à vendre sa société, pour assurer la liquidité de leur investissement.
Avec un financement en RBF CAFCA, cette prise de pouvoir est inutile : la liquidité de l'investissement est automatique. L'investisseur reçoit chaque trimestre des royalties sur le chiffre d'affaires de l'entreprise, qui lui permettent d'obtenir le retour de son investissement à un horizon prévu dès la signature du contrat. La date exacte de cet événement, qui est le "seuil de rentabilité de l'investissement" ou SRI, peut varier en fonction de la surperformance ou la sousperformance commerciale de l'entreprise par rapport au business plan prévisionnel initial. Néanmoins, cette liquidité est organisée et présente donc un risque beaucoup plus faible de perte totale de l'investissement, ou de non-réalisation du gain latent.
Le principal risque d'un financement en RBF, c'est une difficulté opérationnelle à ne pas atteindre le niveau de chiffre d'affaires prévu. Ce risque est monitoré de près par les équipes de CAFCA-Finance, qui font une situation chaque trimestre de la trajectoire commerciale de toutes les entreprises financées.
En cas de divergence forte vis-à-vis du prévisionnel, notre approche est de rechercher des solutions entrepreneuriales : en nous appuyons en particulier sur la communauté d'entrepreneurs "Le Monde des Cafards" et notre réseau d'incubateurs et d'experts, et nous mettons en place des mentorats, destinés à aider l'entrepreneur dans l'analyse de sa situation, pour identifier un plan d'action permettant de relancer la croissance du chiffre d'affaires attendue.
Les caractéristiques du "RBF STARTUP Cafards"
Le modèle de RBF CAFCA peut s'appliquer à différentes typologies d'entreprises, ayant des dynamiques de croissance plus ou moins fortes.
La thèse d'investissement du Club Invest CAFCA se concentre actuellement sur le profil "startup cafard" : des jeunes entreprises innovantes à très fort potentiel de croissance, accompagnées par la communauté "Le Monde des Cafards". Des TPE et PME qui privilégient la croissance de leur chiffre d'affaires.
Pour ce type de société, la croissance prévisionnelle de chiffre d'affaires permet d'envisager une courbe du multiple d'exit du contrat visant des multiples proches de ceux attendus par les investisseurs en capital-risque classique.
1 - La valeur d'exit
Juste après l'investissement, l'entreprise commence à verser aux investisseurs les royalties sur chiffre d'affaires : un pourcentage du chiffre d'affaires encaissé par l'entreprise durant chaque trimestre. Ce pourcentage de royalties a été modélisé lors de l'étude du business plan prévisionnel de manière à équilibrer le retour sur investissement pour les investisseurs, et la capacité de croissance de l'entreprise.
La somme des royalties versées, est le retour sur investissement.
Chaque trimestre, une valeur d'exit détermine le montant du retour sur investissement attendu par les investisseurs, pour que le contrat de RBF prenne fin. C'est la courbe bleue sur le graphique ci-contre. Cette courbe passe par des valeurs remarquables, qui sont les multiples attendus à des dates clés de l'analyse : x3 à 3 ans ; x5 à 5 ans ; x10 à 10 ans. Au-delà de 10 ans, la courbe d'exit n'augme plus.
2 - Le seuil de rentabilité
Pour l'évaluation du risque de perte de son capital, l'investisseur en RBF observe la date prévisionnelle d'atteinte du seuil de rentabilité de son investissement : le moment où la somme des royalties versées égale le montant du capital investi. À partir de cette date, le risque de perte en capital devient nul, les royalties commencent à générer de la plus-value.
3 - Le chiffre d'affaires prévisionnel
Le chiffre d'affaires est le montant des ventes encaissées, hors taxes. Le business plan prévisionnel de l'entreprise envisage des hypothèses de développement générant du chiffre d'affaires.
Pour modéliser la possibilité d'un contrat de financement en RBF, CAFCA-Finance et l'entreprise étudient différentes hypothèses : optimiste, réaliste et pessimiste.
Ces hypothèses de chiffres d'affaires permettent de calculer des hypothèses d'exit du contrat.
Sur les dossiers "RBF STARTUP cafards", tous les contrats présentés au Club Invest CAFCA prévoient d'atteindre la valeur d'exit avant la 12e année.
Aligner l'intérêt entre investisseurs et entrepreneurs
L'une des caractéristiques remarquables du financement en RBF CAFCA, est d'aligner l'intérêt des investisseurs et des entrepreneurs, au lieu de les opposer comme peut le faire l'investissement en equity.
- Le paiement de royalties sur le chiffre d'affaires est un montant variable, qui s'adapte à la performance réelle de l'entreprise.
- Lorsque l'activité ralentit, la pression des versements baisse pour donner de l'air à l'entreprise.
- Lorsque l'activité accélère et que l'entreprise surperforme par rapport à son business plan prévisionnel, l'exit du contrat est plus rapide.
Si l'exit du contrat est plus rapide, le coût pour l'entreprise est moins élevé, et le TRI pour l'investisseur est plus élevé.
Côté entrepreneur
Le RBF peut financer une équipe commerciale, une campagne d'acquisition, une capacité de production, un stock, une transmission ou une structuration sans céder le contrôle.
- Conserver son capital
- Financer une étape de croissance
- Faire varier les paiements de royalties selon l'activité réelle
- Éviter la rigidité d'un emprunt bancaire classique
- En cas de surperformance, le RBF coûte moins cher à l'entreprise
- Financer ma croissance
Côté investisseur
Le RBF permet d'investir dans des entreprises réelles avec un contrat lié au chiffre d'affaires. L'investisseur n'achète pas une promesse de valorisation future.
- Exposition aux performances de l'économie réelle
- Contrat et mécanisme lisibles
- Flux financiers réguliers liés à l'activité effective
- Sélection et suivi par l'équipe CAFCA-Finance
- En cas de surperformance, le TRI de l'investissement est plus élevé
- Investir en RBF